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Réunion houleuse à la CAF : Ahmad validé puis rejeté

Réunion houleuse à la CAF : Ahmad validé puis rejeté
Réunion houleuse à la CAF : Ahmad validé puis rejeté

De surprises en surprises. De faits en méfaits. De vérités en contre-vérités. D’hésitation à valse hésitation… De validation de candidatures à invalidations de dossiers. La Caf à travers les incessantes langues de bois entre son Comité de gouvernance et son Comité exécutif (Comex), s’est construite en l’espace, d’un seul mois, toutes les raisons de douter de la fiabilité du processus.

Alors que Ahmad Ahmad s’est dit rétabli dans ses droits par le Tribunal Arbitral du Sport (Tas), il s’engage à l’organisation de la réunion du Comex, ce samedi 6 Février 2021. Malgré la sanction de la Fifa qui le frappe et l’exclu définitivement de la course au poste électif de Président de l’institution panafricaine. Dans un premier temps, la Commission de Gouvernance de Caf ne valide pas la candidature d’Ahmad. Quelques semaines plus tard, la Fifa annonce 4 candidatures (Motsepe, Yahya, Senghor et Anouma) sans Ahmad Ahmad. Dans la foulée, la Commission de Gouvernance appuie la décision de la Fifa.

Coup de théâtre, ce 06 Février! La même Commission de Gouvernance sort un Communiqué, à l’issue de la réunion du Comex à Yaoundé, empreinte de tension dans la salle. En fin de matinée, la candidature de Ahmad Ahmad est validée et signée de la Commission de Gouvernance. Deux heures de temps plus tard. La donne change. Le Comex dit niet. L’ensemble des membres de la Caf s’insurgent contre la décision de la Commission de Gouvernance. Et demande à exclure Ahmad Ahmad conformément aux décisions antérieures… En effet, le Comitè executif de la CAF rejette à l’hunanimitè la dècision de la Commission de gouvernance de la CAF sur la validité du candidat Ahmad Ahmad.

Pour comprendre ce long film au parfum des épisodes de la mafia. Il faut remonter le temps pour comprendre cet imbroglio. 

Nous remettons au goût du jour cet article du journal Sud Quotidien, édité le 12 Janvier 2021 et signé de la plume du journaliste Sénégalais Abdoulaye Thiam, permet de comprendre le fond du problème. 

LA COMMISSION DE GOUVERNANCE DECHIRE LA NOTE DU COMITE D’URGENCE

La tension autour de l’éligibilité des candidats à la Présidence de la Confédération africaine de football (CAF) est loin de s’estomper.

La tension autour de l’éligibilité des candidats à la Présidence de la Confédération africaine de football (CAF) est loin de s’estomper. Au contraire ! La note de la réunion du comité d’urgence convoquée, sans qu’un seul candidat ne saisisse la CAF, par son président intérimaire, Constant Omari, l’accentue davantage. Cette fois, c’est le Président de la commission de Gouvernance, l’Ivoirien Michel K. Brizoua-Bi, qui est monté au créneau pour démonter les arguments des membres du Comité d’urgence et de sonner l’alerte.

Un véritable camouflet ! Le Président de la Commission de Gouvernance de la CAF a déchiré la note d’information publiée à l’issue de la réunion convoquée par le Comité d’Urgence samedi dernier, par le président intérimaire de la CAF, Constant Omari. Dans un mémorandum, envoyé au président de la CAF, aux membres du Comité exécutif et au Secrétaire général de la CAF, avec comme objet : «Décisions du Comité d’urgence du 9 janvier 2019 relatives au processus électoral à la Présidence, au Comité exécutif et au Conseil de la Fifa : clarifications et d’avoir d’alerte», dont Sud Quotidien a reçu copie, l’Ivoirien, Michel K. Brizoua-Bi sonne l’alerte tout en rappelant à Constant Omari l’ignorance des textes de la CAF dont il a fait montre.

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Surtout au point 5, relatif à la décision suivante du Comité d’urgence selon laquelle : «la commission de Gouvernance de la CAF devra déterminer avec la Commission de Contrôle de la Fifa, une date d’officialisation dans les délais les plus brefs, de la liste définitive de tous candidats à toutes les élections à savoir : membres du Comité Exécutif, membres du Conseil de la Fifa et Président de la CAF», le Président Michel K. Brizoua-Bi estime qu’une telle injonction «procède certainement d’une malheureuse erreur de lecture des dispositions statutaires de la CAF».

Primo souligne-t-il, au plan de la compétence, «la commission de gouvernance n’a pas reçu selon les statuts de la CAF, la mission de déterminer, une «date d’officialisation» des candidatures. Il fait comprendre au Comité d’urgence que «cette compétence spécifique est attribuée exclusivement au Secrétaire général de la CAF». Sur ce, Michel K. Brizoua-Bi dira que la Commission de Gouvernance attend la respecter. Mieux, il informe M. Omari et ses membres que «le Secrétaire général doit communiquer les noms des candidats à toutes les associations, et ce, en même temps que la lettre de convocation de la réunion et l’ordre du jour de l’Assemblée».

Secondo, informe toujours Michel K. Brizoua-Bi, au titre de la date de communication des noms des candidats aux associations nationales, «elle est réglée avec clarté et sans équivoque par les statuts de la CAF». En effet, il résulte des dispositions de l’article 17 paragraphe 6 que «la convocation formelle se fait par écrit au moins 60 jours avant la date fixée de la réunion de l’Assemblée générale du 12 mars 2021. En pratique et conformément au chronogramme validé par le Comité exécutif, la convocation et la liste des candidats devraient être adressées au plus tard hier, lundi 11 janvier ».

«AUCUN ORGANE DE LA CAF N’A COMPETENCE POUR INTERFERER DANS LE MODE DE CONDUITE» DE LA COMMISSION DE GOUVERNANCE

A cet effet, dira Michel K. Brizoua-Bi, «nous sommes d’avis qu’il convient d’inviter le Secrétaire général au strict respect de ces dispositions statutaires notamment en communiquant aux associations nationales la liste des tous candidats à la Présidence de la CAF, au Comité exécutif, au Conseil de la Fifa en mentionnant, s’il y a lieu pour les candidats concernés, l’existence de vérifications complémentaires en cours relativement à leur éligibilité». Il précise «qu’aucune disposition statutaire de la CAF n’interdit cette démarche». Toutefois, s’est-il empressé d’alerter à nouveau : «le non respect du délai d’envoi des convocations formelles accompagnées des noms des candidats exposerait l’Assemblée générale élective du 12 mas 2021 à un risque d’invalidation pour vice de forme».

Pour terminer son mémorandum aux allures de camouflet pour le Comité d’urgence de la Caf, Michel K. Brizoua-Bi, rappelle à qui veut l’entendre, au point 7, que «les travaux de vérifications complémentaires d’éligibilité et les auditions programmés se poursuivront selon les termes des décisions prises par la Commission de Gouvernance lors de ses délibérations des 5 et 6 janvier 2021». «Aucun organe de la CAF n’a compétence pour interférer dans le mode de conduite, ni dans le calendrier de ces travaux dont la mission essentielle est d’assurer une protection optimale de l’institution», a-t-il conclu avec fermeté.

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