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L’appel au pardon de Patrice Talon: Orounla parle des cas Ajavon et Koutché

L’appel au pardon de Patrice Talon: Orounla parle des cas Ajavon et Koutché
L’appel au pardon de Patrice Talon: Orounla parle des cas Ajavon et Koutché

Le président Patrice Talon avait récemment lancé un appel au pardon au cours de sa tournée nationale. Cette question est revenue le jeudi dernier, à la conférence de presse du ministre Alain Orounla, sur le bilan d’étape de cette tournée. A l’occasion, il a abordé les cas Sébastien Ajavon et Komi Koutché.

Le 12 novembre dernier à Savè et Tchaourou, le président Patrice Talon avait lancé un appel au pardon. « Je suis venu ce matin demander pardon. Un enfant bien élevé ne sait que demander pardon quelles que soient les circonstances. Les événements qui ont pu nous meurtrir par le passé doivent être oubliés (…) Moi j’ai pardonné, l’Etat a pardonné, la République a pardonné. C’est à vous de pardonner maintenant », avait confié le locataire de la Marina.

Lors des élections législatives d’avril 2019, ces deux communes du Bénin, considérées comme les bastions politiques de Boni Yayi, avaient été le théâtre de violences politiques. Le ton du président était également à l’apaisement lorsqu’il était à Parakou. Et il a même fait part de sa disponibilité à se réconcilier avec Boni Yayi.

« Boni Yayi et moi étions comme petit frère et grand frère », a laissé entendre l’actuel chef d’Etat à Parakou. D’après des propos rapportés par Deeman radio, Patrice Talon « invite les sages et notables de Parakou à travailler à sa réconciliation avec son aîné Boni Yayi ».

Depuis ces déclarations, plusieurs personnes s’interrogent sur les cas de Sébastien Ajavon et Komi Koutché. Rappelons que les deux hommes sont condamnés par la justice béninoise et sont exilés.

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Plusieurs observateurs se demandent si les deux hommes sont concernés par l’appel à la paix lancé par le président de la République. « Est-ce au nom de la paix, on doit soustraire des présumés coupables, des personnalités à qui l’on reproche des délits de droits communs et qui décident de se soustraire à la justice de notre pays ? Est-ce qu’au nom de cette paix, on doit s’abstenir de poursuivre le voleur de cabri ? Non, il est poursuivi, il est jugé et condamné, il est déposé en prison. Est-ce qu’au nom de cette paix, on doit s’abstenir de poursuivre ceux qui sont accusés, tout au moins soupçonnés d’avoir pris des libertés avec les caisses de l’Etat ? », a répondu Alain Orounla, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, ce jeudi 19 novembre 2020 au cours d’une conférence de presse sur le bilan d’étape de la tournée nationale du chef de l’Etat.  

« La paix (dont il s’agit, ndlr) c’est de pacifier les tensions qui résultent d’affrontements politiques, des incompréhensions qu’il a pu avoir à l’occasion et dans le cadre de la mise en œuvre des réformes politiques ; la réforme de notre système partisan, perçue par certains acteurs comme des motifs d’exclusion alors qu’il s’agissait de réforme pour que notre démocratie ait un sens », a-t-il souligné.

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D’après le ministre, si Sébastien Ajavon et Komi Koutché rentrent dans cette dynamique, le chef d’Etat pourrait jouer sa partition pour que le pays soit « totalement pacifié » et « de tout point de vue ».

Le ministre précise que le président est prioritairement dans une dynamique de « paix » et de « réconciliation » avec ses prédécesseurs dont Boni Yayi.

« Nous avons engagé des réformes politiques qui n’ont pas été comprises par certains partisans de notre ancien président (Boni Yayi). Et la mise en œuvre de ces réformes a entraîné des heurts, des bagarres, une confrontation entre l’ancien et le nouveau (Patrice Talon) », rappelle Orounla, faisant sans doute allusion à l’absence de l’opposition aux législatives d’avril 2019.

 «Le président Patrice Talon a été l’objet d’invective, de sarcasme de la part de ses prédécesseurs. Lesquels, s’ils ne sont pas en train de se donner en spectacle au marché Dantokpa, sont dans les journaux à le critiquer de manière outrancière.Il n’a jamais réagi autrement qu’en leur tendant la main. Parce qu’en tant que président en exercice, garant de la paix et de l’unité nationale, il se met à la hauteur de ses devoirs qui est de recourir à la paix en ces circonstances », a martelé Alain Orounla.