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Bénin: le PCB exige l’arrêt des arrestations et poursuites

Bénin: le PCB exige l'arrêt des arrestations et poursuites
Bénin: le PCB exige l'arrêt des arrestations et poursuites

Les arrestations en cours au Bénin, depuis quelques mois, consécutives à l’élection présidentielle d’avril 2021, ont fait réagir le Parti communiste du Bénin (PCB). Dans un communiqué en date de ce vendredi 16 avril 2021, le parti dénombre plus d’une centaine de détenus politiques et d’opinion qui viennent s’ajouter à la centaine et plus qui y étaient déjà avant la période électorale. Il demande l’arrêt de toutes arrestations et poursuites, la libération des détenus politiques et le retour au pays de tous les exilés politiques.

Selon le PCB, les nouvelles arrestations touchent des jeunes, des activistes, des femmes, des personnalités politiques, des éléments des forces de défense et de sécurité et même des étrangers. Parmi elles, «on peut citer Sacca Mounirath Garya, Djènontin Elie, Koudjo Emile (tous à la prison civile de Ouidah), Hountondji Alexandre (prison civile de Cotonou), Joseph Tamègnon (prison civile de Calavi), Amoussouga Jules (prison civile d’Abomey), Thibaut Ogou, etc ». Ces personnes arrêtées sont éparpillées dans les prisons à travers tout le pays dans des conditions inhumaines et sous torture, parfois même avec le refus d’assistance de leur avocat.

Le parti indique que malgré le permis de communiquer délivré par la Cour de Répression des Infractions Economiques et le Terrorisme (CRIET), une juridiction d’exception. Il en a été ainsi avec Elie Djènontin. Le parti évoque aussi l’arrestation ce jeudi 15 avril 2021 du professeur Joël Aïvo, candidat recalé du Front pour la restauration de la démocratie et d’autres personnes qui sont activement recherchées.

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« Terrorisme », trop sérieux pour être galvaudé

Le Parti communiste du Bénin (PCB) relève le motif de ses arrestations. Selon cette formation politique, le «motif général d’accusation est le terrorisme ». Mais, le parti fait remarquer que le terme « terrorisme » est trop sérieux pour que «l’on s’amuse à le galvauder dans un pays traditionnellement connu pour ses traditions pacifiques ». Il faut à cela beaucoup de précautions.

A en croire cette formation politique, «il s’établit à ce propos et pour les événements en cours, un amalgame regrettable et pour le moins dangereux pour notre pays; une assimilation entre manifestation politique d’opposition et terrorisme ». Et «beaucoup de personnes pour avoir simplement appelé à protester contre l’illégitimité du pouvoir de Talon et le hold-up électoral en commission directe, sont aujourd’hui arrêtées ou objet de poursuites ». Ainsi tout manifestant est taxé de terroriste. Ce qui est d’une extrême gravité pour le pays.

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Régime Talon au banc des accusés

Le Parti Communiste du Bénin s’oppose au terrorisme tel qu’il se développe dans le monde et dans la sous-région. Il déplore des morts et blessés de tous bords tant des populations civiles que des forces de défense et de sécurité et s’incline devant des sacrifices consentis. Le Parti Communiste précise que la cause première de la violence actuelle qui règne dans le pays, est le pouvoir de la Rupture dirigé par le président Talon.

Il soutient le droit de notre peuple à choisir ses dirigeants, à manifester par toutes sortes de moyens légitimes. Pour lui, l’intérêt du Bénin et de son peuple, ne réside point dans la poursuite de l’escalade de violence caractérisée par les arrestations et poursuites policières et judiciaires de toutes sortes, mais dans la réunion de tous les fils et filles de ce pays autour d’un programme patriotique d’édification du pays qui assure notre souveraineté et son développement harmonieux.

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