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Affaire juge Batamoussi: Alain Orounla réagit

Affaire juge Batamoussi: Alain Orounla réagit
Affaire juge Batamoussi: Alain Orounla réagit

Le gouvernement béninois à travers une déclaration de son porte-parole, le ministre de la communication, Alain Orounla, a apporté des précisions en ce qui concerne les révélations du juge Essowè Batamoussi sur des pressions présumées de l’exécutif sur lui et ses collègues de la CRIET.

Le juge Essowè Batamoussi, deuxième accesseur de la commission des libertés de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), a fait des révélations dimanche après avoir quitté son poste et être parti en exil. Il est ressorti dans ses propos sur RFI, que dans l’affaire Reckya Madougou, la Criet a agi sous la pression du gouvernement.

Selon lui, « dans ce dossier, nous avons été donc sollicités par la chancellerie, car le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention ». « Le juge que je suis n’est pas indépendant comme cela se devait d’être. Toutes les décisions que nous avons été emmenés à prendre l’ont été sur pression », a ajouté Batamoussi.

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Dans ce qui est perçu comme une réponse aux propos du juge Batamoussi, le ministre Alain Orounla a précisé que la décision du juge de partir de la CRIET et de s’exiler, n’était pas une démission mais plutôt une « désertion ». « C’est une désertion d’un magistrat qui a joué de la confiance du régime en place (…), qui a trahi son serment», a indiqué le ministre. Il souligne que cette attitude du juge suggère « qu’il n’est pas crédible et qu’il est au service d’une cause inavouable ».

Le ministre souligne également que le juge Batamoussi n’est pas en première ligne pour subir de pression, si pression il devait y avoir, puisqu’il fait partie d’une commission de trois membres dont un président, un premier accesseur et un second accesseur, qui sont tous des juges de siège, donc inamovibles. Aussi, le ministre souligne que ce n’est pas la chambre des libertés et de la détention qui décide de mettre en prison, mais décide plutôt de l’opportunité de cela.

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Il va sans dire, selon le porte-parole, qu’à aucun moment, les juges de la CRIET n’ont pu être soumis à une quelconque pression, et exercent leur métier en toute liberté et respect de la loi. Le juge ayant déserté et n’ayant pas respecté le secret professionnel, le porte-parole du gouvernement indique qu’il revient au parquet de se charger de son cas et de dire s’il sera poursuivi ou sanctionné.

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