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Violences électorales au Bénin: le juge Batamoussi sous le coup de plusieurs infractions ?

Violences électorales au Bénin: le juge Batamoussi sous le coup de plusieurs infractions ?
Violences électorales au Bénin: le juge Batamoussi sous le coup de plusieurs infractions ?

En exil pour échapper, selon ses propres dires, à la pression du pouvoir, le juge Essowé Batamoussi, précédemment en fonction à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), serait-il désormais sous le coup de plusieurs infractions?

Propos mensongers et association de malfaiteurs, ce sont les infractions qu’on pourrait désormais coller au juge démissionnaire, qui dénonce la pression qui serait exercée sur les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme par des chancelleries politiques, pour les contraindre dans l’examen des dossiers de justice.

Sur France 24, Essowé Batamoussi affirme : « Le juge que je suis n’est pas indépendant. Toutes les décisions que nous avons été amenés à prendre, l’ont été sous pression, y compris celle qui a vu le placement de madame Reckya Madougou en détention ».

En réponse à ces propos, le ministre de la Justice, Séverin Quenum, estime qu’il ne connaît même pas le magistrat en question, et considère ses déclarations comme des déclarations mensongères.

Le juge Essowé Batamoussi dans une posture délicate ?

De la position de magistrat, Essowé Batamoussi pourrait se retrouver, dans les jours à venir, dans la position d’homme recherché. Un mandat d’arrêt international pourrait bien être décerné contre sa personne.

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Quelques jours après son départ en exil, des investigations au domicile de l’ex-magistrat de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ont permis de constater des individus armés qui auraient certainement participé aux violences préélectorales.

Selon le porte-parole du gouvernement, les forces de sécurité du Bénin ont procédé à de nombreuses arrestations lors des manifestations suivies d’actes de violence et de vandalisme. « Il y en a parmi eux qu’on a retrouvés au domicile d’un certain juge déserteur (le magistrat Essowé Batamoussi, Ndlr)», a déclaré Alain Orounla.

Lors de l’entretien qu’il a accordé, le vendredi 30 avril dernier, avec les journalistes de France 24 et RFI, le Président Patrice Talon ne semble pas être très dérangé par les déclarations du magistrat.

« Ça vous étonne, ça ? », a-t-il demandé aux confrères de RFI et France 24, avant de poursuivre: « Quand il y a des manœuvres du genre où les gens sont capables d’amener de l’argent dans l’arène politique pour organiser des troubles, des assassinats, est-ce qu’il leur est difficile de débaucher un juge ? Ou n’importe qui ? Un ministre ou une telle personnalité à leur cause moyennant l’argent ?« , avait laissé entendre le président Patrice Talon.

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Des propos du chef de l’Etat qui situent davantage sur le risque que court désormais cet acteur de la justice béninoise, qui risque bientôt de devenir un justiciable.

Point n’est point besoin de rappeler que, depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 11 Avril 2021, une vaste enquête judiciaire est ouverte par la police républicaine pour faire toute la lumière sur les violences et situer les responsabilités.

Dans la recherche de la vérité sur ces violences électorales, le juge Essowé Batamoussi sera sans doute écouté sur le cas des 25 présumés fauteurs de trouble retrouvés dans son domicile.

Sur le sujet, le juge qui, après son exil, a trouvé les canaux nécessaires pour justifier sa démission, est resté jusque-là silencieux. Aucune déclaration n’est venue de son côté pour confirmer ou infirmer les déclarations relatives aux 25 badauds qu’il a hébergés chez lui.

Source : BWT

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