HomeJusticeAffaire Madougou: le requérant réagit à la réponse de Mario Mètonou

Affaire Madougou: le requérant réagit à la réponse de Mario Mètonou

Affaire Madougou: le requérant réagit à la réponse de Mario Mètonou
Affaire Madougou: le requérant réagit à la réponse de Mario Mètonou

Après la réponse du procureur spécial près la CRIET relativement à son recours en inconstitutionnalité de l’arrestation et de la détention de Reckya Madougou, Alain Diogo a répliqué.

Alain Diogo persiste et signe. Larrestation puis le placement en détention Reckya Madougou violent les droits humains. Auteur du recours en inconstitutionnalité de l’arrestation puis la détention de l’ex-ministre de la justice de Boni Yayi, Alain Diogo est revenu à la charge après la réponse aux mesures d’instruction de la Cour constitutionnelle.

Dans une correspondance en réplique à la réponse du procureur spécial, Alain Diogo a fait des observations sur les faits qu’il souhaite que la haute juridiction en matière constitutionnelle prenne en compte. « Selon les affirmations du procureur spécial, le colonel à la retraite lbrahim Mama Touré aurait avoué avoir été entrepris par le sieur Georges Sacca et non par dame Reckyatou Madougou aux fins de commettre les prétendus assassinats politiques. Le fait que le sieur Georges Sacca soit un proche de dame Reckyatou Madougou ne justifie nullement à titre de preuve qu’elle soit la commanditaire de ces prétendus assassinats politiques, sauf à vouloir forcément l’y impliquer », écrit Alain Diogo.

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Le requérant, évoquant la somme de 15 millions versée par dame Reckya Madougou à Georges Sacca, relève que « nulle part dans (ses) affirmations, le procureur spécial de la CRIET n’a écrit que le sieur Georges Sacca a avoué que dame Reckyatou Madougou lui avait remis cette somme pour financer des assassinats politiques ». « De même, poursuit il, le procureur spécial de la CRIET n’a écrit nulle part dans ses affirmations que dame Reckyatou Madougou aurait avoué avoir remis cette somme au sieur Georges Sacca pour financer des assassinats politiques ». Pour lui, « il conviendrait alors à la cour de reconnaître que le fait d’avoir remis la somme en question au sieur Georges Sacca ne constitue en aucun cas une preuve incriminant dame Madougou comme commanditaire de ces prétendus assassinats politiques, sauf à vouloir forcément l’incriminer ce qui serait une violation flagrante de ses droits humains».

Procédure « forcée et tirée par les cheveux» Dans sa réplique, Alain Diogo est convaincu que « la procédure ayant conduit à I’inculpation puis la mise en détention provisoire de dame Madougou ne repose sur aucune preuve l’incriminant, mais exclusivement sur le fait que le sieur Georges Sacca est un de ses proches ». « Cette absence de preuve fondant la mise en détention de dame constitue une violation flagrante du principe juridique qu’en terme de présomption, le doute profite à l’accusé; donc à dame Madougou », écrit-il.

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Pour lui donc, « en plaçant dame Madougou en détention, la procédure a été forcée et tirée par les cheveux ». Ceci, accuse-til, pour forcément incriminer l’opposante. « Ce qui constitue de toute évidence une violation flagrante des droits humains », écrit-il en concluant que ces violations constituent également une violation de la constitution. Il demande donc à la haute juridiction de déclarer que la CRIET et son procureur spécial ont violé la constitution.

Est-ce que les sept sages accéderont- ils à cette demande ? Wait and see.

Source : Banouto

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