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Un an après : Abiy Ahmed change le visage de l’Éthiopie

Un an après : Abiy Ahmed change le visage de l’Éthiopie
Un an après : Abiy Ahmed change le visage de l’Éthiopie

Il a pris le pouvoir seulement en avril 2018. Un an seulement après son avènement, le premier ministre de l’Ethiopie, Abiy Ahmed, est entrain de propulser son pays vers les cimes de l’émergence.

Abiy Ahmed, depuis la prise des rênes de la primature de l’Ethiopie, tient à offrir au monde, une autre image de son pays. En effet, le chef du gouvernement rêve de «renaissance» pour son pays comme au temps jadis du royaume d’Abyssinie.

Pour cela, Abiy Ahmed fait actuellement, un travail homérique depuis qu’il a pris les rênes de son pays. Et ce n’est pas pour rien qu’une institution internationale comme le Fonds monétaire international (FMI), a décerné à l’Éthiopie, le titre de champion de la croissance en Afrique en 2018, avec 8,5 % de croissance, détrônant au passage le Ghana. Désormais l’Éthiopie est le ‘’Tigre africain’’.

Un pays en pleine transformation

En 12 mois de gestion, le premier ministre a repris les travaux à la manière de Hercule. L’agriculture est l’une de ses priorités. Ici, il a a compris que la transformation de l’économie de son pays, passe par l’agriculture. Et pour ce faire, il a misé sur les atouts de ce domaine.

Dans ce registre, le pays dispose d’abondantes ressources, dont 45 millions d’hectares de terres arables pour la production du coton. Cette dernière qui assure notamment l’approvisionnement des industries. Le pays exporte également du café, premier producteur africain, des fleurs coupées et du bétail entre autres.

Et avec cette volonté politique, les résultats sont déjà là. L’agriculture permet d’assurer 38 % du PIB. 80 % des emplois proviennent de ce secteur sans oublier 85 % des exportations qui découlent de l’agriculture.

En outre, l’Ethiopie a d’autres atouts. Il faut signaler que ce pays dispose d’une énergie qui est parmi les moins chères du monde (quatre cent dollars par kilowattheure). Tout ceci, grâce à la valorisation d’un important potentiel hydroélectrique estimé à 45 000 MW et géothermique, 5 000 MW.

Sur le plan des investissements, le nouveau premier ministre a contribué à la révision du Code existant. Objectif, instituer un cadre règlementaire avec des mesures fiscales incitatives plutôt favorables pour les entreprises qui s’installent dans le pays.

Pourtant, l’Ethiopie est un pays fermé mais très libéral. En effet, malgré la fin de la période révolutionnaire en 1991 avec la chute du révolutionnaire et doctrinaire, Mengistu Haile Mariam, l’Ethiopie est demeurée dans une idéologie proche du marxisme, fortement protectionniste, voire dirigiste. Cependant, l’Éthiopie séduit les investisseurs, notamment ceux du textile. C’est ainsi que 4,2 milliards de $ US d’investissements directs étrangers ont été enregistrés dans le secteur manufacturier.

La situation géographique de ce pays est un atout dont profite le premier ministre. Ce qui lui permet de signer des accords. Sans compter les retombées de plusieurs marchés déjà actifs. Au nombre de ces derniers, on a le marché commun d’Afrique orientale et australe (Comesa), le Moyen-Orient, l’Europe, l’Asie, jusqu’aux États-Unis via la loi des États-Unis sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa).

Le premier ministre mise également sur un marché de 100 millions d’habitants et une main-d’œuvre abondante, peu coûteuse, et jeune. Il faut souligner que ce pays, a su s’attaquer de front aux défis sociaux dans cette Nation, deuxième pays d’Afrique le plus peuplé derrière le Nigeria.

En raison notamment d’un coût de la main-d’œuvre nettement moins cher qu’en Chine, de 600 dollars par mois, contre 60 dollars en Éthiopie, c’est un engouement pour ce nouvel eldorado du textile qui en fait le «nouveau Bangladesh». Dans ce contexte favorable, l’Ethiopie projette de créer deux millions d’emplois d’ici à 2025.

Quand l’actuel chef du gouvernement a pris fonction, il a immédiatement insufflé une certaine volonté au plan gouvernemental quinquennal Growth and Transformation Plan (GTP). En effet, le Plan de croissance et de transformation (GTP) a été engagé par l’ancien premier ministre, feu Meles Zenawi.

L’actuel premier ministre, pour que les nouvelles ambitions éthiopiennes contenues dans le second plan, GTP II (2015-2020) soient atteintes, il a procédé à un certain nombre de réajustement. Objectif, confirmer le positionnement de l’Éthiopie comme un hub industriel. Ce qui passe naturellement par des infrastructures adaptées et le renforcement de l’attractivité de ce pays.

Et en un an, et comparativement aux objectifs de départ, 60 % des objectifs ont déjà été réalisés. En effet, ce plan ambitieux qui battait de l’aile depuis la mort de Meles, a reçu une grande bouée d’oxygène depuis un an avec l’arrivée au pouvoir de Abiy Ahmed.

Bilan reluisant

Avec cette nouvelle volonté politique, l’Ethiopie affiche une croissance 8,5% de plus en 2018 et elle détrône le Ghana. Dans le même temps, le taux de pauvreté a été réduit de moitié (de 45 à 22 %), de même que le taux de mortalité infantile, tandis que le nombre d’enfants scolarisés a été multiplié par quatre.

L’autre résultat palpable, c’est que grâce à la coopération de choix avec la Chine, le premier partenaire économique de l’Éthiopie, la Chine est aussi le premier investisseur étranger de ce pays. Grâce à Exim Bank of China, les chinois ont promis de construire davantage de grandes infrastructures dans le pays.

Tous ces atouts surmontent de loin les autres handicaps capables d’engluer le développement économique de ce pays. Et au titre des handicaps, il y a les aléas climatiques comme la sécheresse notamment qui frappe régulièrement la région. L’économie reste résiliente malgré la sécheresse, la baisse des cours des matières premières, les tensions internes et régionales.

Comme on le voit, les progrès pour une émergence de ce pays sont visibles. Routes, chemins de fer, parcs industriels…, L’Ethiopie bouge réellement et est sur le point d’atteindre un développement harmonieux.

Par Luc GUIDIBI, Correspondant en Afrique du Sud.


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Benin 24 ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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