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Tensions postélectorales au Niger: un général interpellé

Tensions postélectorales au Niger: un général interpellé
Tensions postélectorales au Niger: un général interpellé

Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont procédé ce mercredi dans l’après-midi à l’interpellation de l’ex général Moumouni Boureima dit « Tchanga », ancien chef d’état-major des Forces Armées Nigériennes (FAN).

Selon des informations exclusives d’Actuniger recueillies auprès de ses proches, aucun mandat n’a été présenté à l’intéressé lors de son interpellation. Toutefois, ces derniers temps, il s’est beaucoup rapproché avec l’opposant Hama Amadou avec qui il a d’ailleurs animé plusieurs meetings à Niamey et Gaya notamment durant la campagne électorale. L’interpellation de l’ancien officier supérieur de l’armée intervient d’ailleurs alors que la capitale Niamey connait depuis mardi après la proclamation des résultats provisoires du second tour de la présidentielle, de violentes manifestations suite à la contestation par l’opposition des résultats publiés par la Commission électorale (CENI).

Selon des témoins de l’interpellation, c’est un contingent d’une vingtaine de véhicules d’éléments de la gendarmerie, de la garde nationale et de la police, qui ont été déployés au domicile du « général Tchanga ». L’ancien chef d’Etat-major de l’armée nigérienne sous la 5e République de Tandja Mamadou, avait dans un premier temps refusé de répondre à la convocation, avant de se raviser par la suite au regard de la tension qui commençait à monter dans le quartier et qui faisait craindre le pire. Aucun mandat ne lui a été, en effet, présenté lors de l’interpellation selon les déclarations d’un de ses proches à actuniger. L’ex général Moumouni Boureima a été, selon les mêmes informations, conduit à la Police judiciaire (PJ) de Niamey où il sera entendu.

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Ancien patron des Forces armées nigériennes (FAN) pendant une dizaine d’années, l’ex général Moumouni Boureima fut également préfet-président de la Communauté urbaine de Niamey. Membre des deux juntes militaires auteures des coups d’Etat de 1996 (CSN du général Ibrahim Mainassara Baré) et 1999 (CRN du chef d’escadron Daouda Malam Wanké), il fut envoyé comme ambassadeur en Egypte en 2010 suite au coup d’Etat de Salou Djibo. Depuis, il s’est mis en retrait de la scène nationale jusqu’à récemment où il réapparut aux cotés de l’opposant Hama Amadou.

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C’est avec lui qui’il effectua une tournée à l’intérieur du pays et anima plusieurs meetings durant la campagne électorale notamment à Niamey et à Gaya, d’où il est originaire. Les propos qu’il aurait tenu au cours de ses rassemblements populaires ont suscité une certaine polémique et ont été interprétés au niveau du pouvoir comme « une incitation à la violence et à la haine ethnique ».

Pour beaucoup d’observateurs, l’interpellation de l’ancien général a des liens avec les manifestations violentes qui se poursuivent actuellement à Niamey et dans certaines villes du pays comme Dosso, suite à la contestation par l’opposition des résultats provisoires du second tour de la présidentielle proclamés mardi dans l’après-midi par la Commission électorale (CENI).

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