HomeInternationalProcès des Massacres de Duékoué: Human Rights Watch enfonce Amadé Ouéremi

Procès des Massacres de Duékoué: Human Rights Watch enfonce Amadé Ouéremi

Procès des Massacres de Duékoué: Human Rights Watch enfonce Amadé Ouéremi
Procès des Massacres de Duékoué: Human Rights Watch enfonce Amadé Ouéremi

Le procès de l’ex-seigneur de guerre de la forêt classée du mont Peko, Ouédraogo Rémi, dit Ouéremi, à l’ouest de la Côte d’ivoire a débuté depuis le 24 mars 2021, et se poursuit.

Poursuivi pour crimes de guerre sur les populations civiles, il se débat comme un beau diable pour se soustraire de ses responsabilités. Sa stratégie, noyer le poisson en citant à tout vent ses ex-chefs militaires, principalement Losseni Fofana, anciennement commandant de zone de  la rébellion à Man, aujourd’hui colonel des forces armées de Côte d’ivoire.  Une chose est cependant sûre,à en croire des ong des droits de l’hommes les crimes ont été bien commis. C’est le cas  Human Rights Watch qui a documenté en 2010/2011les crimes des deux camps. Dans un rapport assez caustique l’ong américaine écrivait « Les exactions des forces pro-Ouattara, baptisées Forces républicaines par décret du 17 mars, n’atteignent une intensité comparable qu’à partir du début du mois de mars, suite à l’offensive lancée pour prendre le pays. À Duékoué, Forces républicaines et milices pro-Ouattara massacrent des centaines de personnes, extrayant de leur domicile des membres présumés de milices pro-Gbagbo, puis les exécutant alors qu’ils sont sans défense ».

Comme on le voit, Amadé Ouéremi qui ne nie pas sa participation à l’expédition punitive devrait assumer sa part de responsabilités. « Au cours de six missions menées en Côte d’Ivoire, dont quatre à Abidjan et deux le long de la frontière ivoiro-libérienne, Human Rights Watch a interrogé plus de 500 victimes ou témoins de la violence, ainsi que des membres de forces armées des deux camps, des responsables du gouvernement Ouattara, des journalistes, des personnels de santé, des représentants d’organisations humanitaires et de défense des droits humains, des membres des Nations Unies et des diplomates à Abidjan, New York, Washington et Paris. Human Rights Watch a ainsi constaté que les deux camps avaient commis des crimes de guerre et, probablement, des crimes contre l’humanité, conclusion partagée par la commission d’enquête internationale dans son rapport remis au Conseil des droits de l’homme le 15 juin », conclut l’ONG

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