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Présidentielle ivoirienne : Tidjane Thiam se prononce à nouveau

Présidentielle ivoirienne : Tidjane Thiam se prononce à nouveau

Dans une interview accordée à TV5 dimanche 30 août 2020, Tidjane Thiam s’est prononcé sur la présidentielle ivoirienne. Concernant le 3è mandat d’Alassane Ouattara, il a laissé entendre qu’il ne se « prononcera pas dessus », parce qu’il n’est pas « constitutionnaliste ». Il a toutefois reconnu « qu’elle divise ».

L’ancien directeur général de Crédit suisse, Tidjane Thiam, chargé par l’UA de mobiliser les fonds pour éradiquer la pandémie de coronavirus et pour relever les économies africaines s’est prononcé sur la situation de son pays. « Je consacre tous mes efforts actuellement à éviter la montée de la violence. Et certains de ces efforts commencent à porter leurs fruits. Vous avez vu la déclaration des Etats-Unis, vous avez vu le secrétaire général des Nations Unis, de l’Union Européenne, et Amnesty internationale qui parle de paix, d’une élection apaisée, inclusive, transparente qui sera la seule manière de réconcilier les Ivoiriens. En les emmenant à faire un choix qui conduise vers l’avenir et mettre fin à tous ces troubles que nous avons connu », a-t-il souligné.

« En venant ici, je pensais au jeune Miessan, qui a 18 ans qui est mort à Bonoua. Pourquoi est-ce qu’il est mort d’une balle dans la tête ? Chaque mort ivoirienne est une mort de trop. C’est quelque chose qui est douloureux pour moi et je le déplore », a-t-il dénoncé. Concernant le 3è mandat de l’actuel président ivoirien, le banquier franco-ivoirien s’est montré réservé.

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« Notre destin est entre nous-mêmes. C’est à nous de décider de ce qui va se passer. Et ce discours que j’ai tenu deux fois que je tiens encore aujourd’hui. C’est un message d’union, de rassemblement. C’est indispensable. Je croix que ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est ce qui divise. Et cette question du troisième mandat revient sans cesse sur la table. Je ne suis pas constitutionnaliste. Je ne me prononcerai pas dessus. Ce que je peux dire sur cette question, c’est qu’elle divise. Je pense que personne ne peut le contester. Il faut éviter de nos jours pour des nations qui sont jeunes, tout ce qui divise », a-t-il conseillé.

Notre destin est entre nous-mêmes. C’est à nous de décider de ce qui va se passer. Et ce discours que j’ai tenu deux fois que je tiens encore aujourd’hui.

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« En venant à cette émission je pensais à Houphouët-Boigny. Il y a une question que beaucoup ont oublié. C’est la question de la double nationalité. En ma connaissance, c’est la seule fois où il a reculé. Il avait proposé dans le cadre du Conseil de l’entente que les ressortissants des pays membres du Conseil de l’entente bénéficient de la double nationalité. Et il y a eu une levée de bouclier en Côte d’Ivoire. Notamment le président Yacé avait joué un rôle la dedans et à la fin en 1966, le président Houphouët-Boigny a dit que nous ne sommes pas prêts. Et il a retiré alors qu’il avait engagé tout son bord politique. Dans notre philosophie, il faut que nous privilégiions l’unité et que nous évitions ce qui divise. La peur n’est pas un outil de gouvernement. Et je ne veux pas croire que des Ivoiriens aujourd’hui aient peur », a-t-il fait remarquer.

A noter que depuis l’annonce de candidature du président ivoirien Alassane Ouattara le jeudi 6 août pour la prochaine présidentielle les tensions restent vives en Côte d’Ivoire. Ce projet du président n’est pas du goût d’une partie de l’opposition ivoirienne.