Home International Présidentielle ivoirienne: nouvelle doléance de Soro à l’ONU et à l’UE

Présidentielle ivoirienne: nouvelle doléance de Soro à l’ONU et à l’UE

Présidentielle ivoirienne : nouvelle doléance de Soro à l'ONU et à l'UE

A quelques semaines de la présidentielle ivoirienne, Guillaume Soro interpelle l’ONU et l’UE. Il leur demande d’imposer des sanctions ciblées contre le régime ivoirien comme c’était le cas en 2010.

Dans une interview accordée à la chaîne internationale en ligne DW, le mardi 29 septembre 2020, le leader du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS), Guillaume Soro, a évoqué plusieurs sujets dont la présidentielle ivoirienne prévue pour le 31 octobre 2020. Sur ce sujet, il est formel et clair. Il a fait savoir qu’il n’est pas question que ces élections aient lieu dans les conditions actuelles dont il n’a cessé de se plaindre. Il a appelé l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union Européenne (UE) à intervenir dans le processus électoral actuel en imposant des sanctions contre le régime du président Ouattara.

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« Je demande maintenant aux nations unies et à l’UE d’imposer des sanctions ciblées sur le régime ivoirien comme c’était le cas en 2010. C’est ce qui nous a permis de stabiliser le pays. Et je pense que seules des sanctions feront garder raisons les membres de ce régime», a laissé entendre l’ancien président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire dont la candidature à l’élection présidentielle a été rejetée pour le simple fait qu’il a des ennuis avec la justice ivoirienne. Il est à rappeler que Guillaume Soro a été condamné à 20 ans de prison ferme, 4,5 milliards de francs CFA d’amende et à la privation de ses droits civiques pour une période de cinq ans par un tribunal d’Abidjan.

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Le député de Ferkéssédougou a précisé qu’il ne souhaite pas que ces sanctions touchent les populations. Selon lui, elles doivent être prises seulement à l’encontre des membres du gouvernement actuel de la Côte d’Ivoire. De plus, il s’est opposé à un troisième mandat du président Ouattara et a rappelé qu’un troisième mandat n’aura pas seulement de conséquences négatives sur le pays, mais sur toute la sous-région. Il a déclaré que cela pourrait être un mauvais exemple pour certains pays africains. Il ne souhaite pas que la Côte d’Ivoire soit un mauvais exemple pour les autres pays.