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Ouattara candidat: Pascal Affi N’Guessan tacle le Conseil constitutionnel

Ouattara candidat: Pascal Affi N’Guessan tacle le Conseil constitutionnel
Ouattara candidat: Pascal Affi N’Guessan tacle le Conseil constitutionnel

Après la validation de la candidature d’Alassane Ouattara pour l’élection présidentielle par le Conseil Constitutionnel, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, n’a pas mâché ses mots a l’endroit de cette institution.

Après étude des 44 dossiers qui lui sont transmis par la Commission Electorale Indépendante (CEI), le Conseil Constitutionnel a rendu son verdict. C’était le lundi 14 septembre 2020. Le Conseil constitutionnel n’a validé que quatre candidatures sur les 44 qui lui sont soumises. Il s’agit des candidatures de Kouadio Konan Bertin, Pascal Affi N’Guessan, Konan Bédié et celui du président en exercice, Alassane Ouattara.

Mais à en croire l’ancien Premier ministre ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, le Conseil constitutionnel a raté une opportunité historique « de marquer son indépendance ». Ceci pour montrer que Ouattara n’est pas éligible à la présidentielle du 31 octobre prochain. Ci-dessous l’intégralité de son communiqué.

Le Conseil Constitutionnel a raté aujourd’hui l’occasion historique de marquer son indépendance : en acceptant la candidature du président sortant, manifestement inéligible, en refusant celles du président Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro, privés de leurs droits civiques pour de purs motifs d’opportunité politique.

Je condamne avec la plus grande fermeté la spirale de l’exclusion dans laquelle s’enfonce la Côte d’Ivoire. Elle apparait être la manifestation la plus aboutie du caractère tyrannique du régime. Elle constitue également une effroyable machine à broyer. Elle génère enfin un climat de terreur devant des lendemains lourds d’incertitude. En Côte d’Ivoire en 2020, les règles élémentaires de l’Etat de droit ne sont pas respectées. Il est urgent de mettre fin à cette politique d’ostracisme, de bannissement, d’excommunication.

J’ai en cet instant une pensée particulière pour le président Gbagbo, victime depuis neuf années d’un acharnement judiciaire que ses auteurs espéraient destructeur pour l’homme et pour son combat. Mais ses camarades de lutte, dont je suis, le savent bien : il est insubmersible. Blanchi des charges les plus folles, il se trouve dans une nouvelle forme de prison, l’exil. Le régime le prive de la possibilité de décider, en toute liberté et en toute conscience, de la nature du rôle qu’il aspire à jouer. Il aurait dû être en mesure de se représenter et j’aurais alors été à ses côtés.

Je lui renouvelle une promesse : celle du retour immédiat chez lui et d’un rôle éminent dans la réconciliation de notre pays.
Pour ma part, je me sens investi aujourd’hui des aspirations que portaient et portent ceux qui ont été éliminés et je leur dis toute ma détermination à mettre fin à ce régime destructeur des libertés. A leurs partisans, j’adresse un unique message : cette liste partielle et partiale m’oblige. Elle m’oblige à une victoire nette pour tourner cette page noire de l’histoire de notre pays. Elle me conforte dans ma volonté, demain, de réconciliation nationale. Celle-ci passe par le retour de tous les exilés, par la réhabilitation de toutes les victimes. Grâce à cette réconciliation, plus personne n’aura à craindre de personne. Plus personne n’éprouvera cet odieux sentiment de peur de l’autre, qui crée des oppositions factices et mortifères entre communautés, qui provoque le repli et l’effroi.

Ne vous y trompez pas, ce climat permanent d’insécurité ne profite à personne. Je veux briser cette malédiction d’un tribalisme qui divise, et être le candidat de tous les Ivoiriens, celui qui rassemble toutes les énergies.

Je lance un appel au peuple ivoirien, à tous les Ivoiriens : je connais votre colère et je la partage. Je connais votre soif de changement et j’entends l’incarner. Mobilisons-nous, rassemblons-nous pour imposer le 31 octobre une victoire dans les urnes. Viendra alors le temps de la renaissance. Ensemble, je sais que c’est possible.

Fait à Abidjan, le 14 septembre 2020

Pascal Affi N’Guessan

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