HomeInternationalNicolas Sarkozy : son ex-femme, Cécilia, au cœur d’un scandale financier

Nicolas Sarkozy : son ex-femme, Cécilia, au cœur d’un scandale financier

Nicolas Sarkozy : son ex-femme, Cécilia, au cœur d'un scandale financier
Nicolas Sarkozy : son ex-femme, Cécilia, au cœur d'un scandale financier

Dans son numéro en kiosques ce mercredi 13 janvier, Le Canard Enchaîné révèle que Cécilia Attias, l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy, était rémunérée comme collaboratrice à l’Assemblée nationale.

Une nouvelle affaire d’emploi fictif dans les hautes sphères politiques ? Quelques années après François Fillon, c’est Nicolas Sarkozy qui fait face à de telles accusations. Ce mercredi 13 janvier, Le Canard Enchaîné révèle que son ex-épouse a été rémunérée pour un poste à l’Assemblée nationale qu’elle n’aurait jamais occupé. De 2002 à mars 2003, pendant neuf mois, Cécilia Attias aurait touché un salaire en tant qu’assistante parlementaire de la députée des Hauts-de-Seine Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui venait alors de remplacer Nicolas Sarkozy, nommé ministre de l’Intérieur. Mais l’hebdomadaire n’a retrouvé aucune trace de son travail au sein de l’Assemblée nationale.« Pas un article, pas le moindre reportage, pas un seul des multiples ouvrages consacrés à l’ex-première dame ne mentionne son boulot d’attachée parlementaire auprès de la députée de Puteaux », écrivent notamment nos confrères, qui révèlent que pour 75,84 heures de travail par mois, Cécilia Attias a touché 3.088 euros net.

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A cette même époque, celle qui était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy avait un bureau place Beauvau où elle travaillait en collaboration avec son mari, bénévolement. Si Cécilia Attias n’a pas encore réagi à ces révélations, l’entourage de l’ex-président de la République a affirmé à RTL qu’elle assurait pour la députée « un suivi des dossiers de la circonscription ».« L’engagement professionnel de Cécilia Sarkozy au long de la vie politique de Nicolas Sarkozy de 1988 jusqu’en 2007 était de notoriété publique, en témoignent, si besoin en était, les nombreux articles de presse publiés sur le sujet. Elle était notamment très impliquée à Neuilly-sur-Seine et, plus globalement, dans la 6ecirconscription des Hauts-de-Seine dont son mari fut le député » , ont ajouté les proches de Nicolas Sarkozy dans les colonnes de l’hebdomadaire avant de préciser : « Cet engagement sur le terrain était d’ailleurs si fort qu’elle n’excluait pas elle-même de se présenter à un mandat sur ce territoire » .

Les faits présumés sont prescrits

Quant à Joëlle Ceccaldi-Raynaud, elle n’a pas voulu commenter l’enquête du Canard Enchaîne. « Hou là là ! mais vous remontez loin ! Je n’ai rien à vous dire », a-t-elle simplement répondu. « Pour moi, Nicolas Sarkozy est un homme politique, un homme d’Etat, qui a réformé et défendu et protégé notre patrie et notre peuple en des temps difficiles de manière remarquable. Le reste ne m’intéresse absolument pas, c’est à la justice de décider, ce n’est pas à moi de commenter », réagissait Guillaume Pelletier, le numéro deux des Républicains, sur les ondes de Sud Radio. Comme le note le Canard Enchaîné, les faits s’ils se sont déroulés, ne donneront sûrement pas lieu à une enquête puisqu’ils sont prescrits . L’avocat de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maître Rémi-Pierre Drai, a d’ailleurs estimé « qu’il n’y a aucune matière délictuelle dans ces faits » et que « l’absence de réalité du travail reste à démontrer » : « Et pour peu que quelqu’un veuille les qualifier pénalement, ils seraient très largement prescrits. Le délai est de six ans « .

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