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Mort de George Floyd : Trump menace d’envoyer l’armée pour « dominer » les rues

Trump: « J'ai fait plus pour les Noirs américains que n'importe quel président» aux USA
Trump: « J'ai fait plus pour les Noirs américains que n'importe quel président» aux USA

Le lundi 1er juin 2020, le locataire de la Maison Blanche a laissé entendre que si les gouverneurs et les maires ne prenaient pas les mesures nécessaires pour prendre le dessus sur les manifestations qui réclament justice pour l’Afro-Américain George Floyd, alors il ferait descendre l’armée sur le terrain. Après l’évacuation des protestataires qui lui barraient la voie, il s’est ensuite rendu dans une Eglise située juste en face de la Maison Blanche.

Après une semaine de manifestations et d’émeutes contre les violences policières et le racisme aux États-Unis, les républicains ont demandé au locataire de la Maison Blanche de s’adresser à la nation. En réponse à la demande des membres de sa famille politique, Donald Trump a tenu, lundi dernier un discours très ferme face à la nation depuis la Maison Blanche.

Traitant d’« actes de terreur » les attaques contre la police au cours des manifestations qui réclament justice pour George Floyd, un Afro-Américain asphyxié lundi dernier sous le genou d’un policier de Minneapolis, le locataire de la Maison Blanche a menacé d’envoyer l’armée pour « dominer » les rues.

« Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l’ordre jusqu’à ce que les violences soient endiguées », cet ordre a été donné par Trump dans son discours. « Si une ville ou un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants, alors j’enverrai l’armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux », a-t-il fait savoir dans son discours. Il a également laissé entendre qu’il enverrait des milliers de soldats à Washington.

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Ensuite, le président Donald Trump a marché pour se rendre dans une église épiscopale qui est juste devant la Maison Blanche. Lui qui, à en croire la presse américaine, s’était retiré dans un bunker le vendredi dernier, a voulu se montrer au grand jour cette fois.

Le lieu choisi est symbolique, puisque la veille, la St. John’s Episcopal Church, parfois surnommée « l’église des présidents », avait été visée par un incendie qui n’a pas fait de grands dégâts. Lundi, dans un geste d’ouverture, des membres de l’église donnaient gratuitement « de l’eau et des prières gratuites » aux manifestants.

La police a fait recours au gaz lacrymogène et aux balles en caoutchouc pour évacuer les manifestants qui, jusqu’à présent ont fait preuve de pacifisme, en vue de libérer le passage à Donald Trump et son équipe, quelques minutes avant le couvre-feu à 19h à Washington, tandis que le chef d’Etat américain livrait son discours télévisé. Devant la presse, une Bible à la main, le président a affirmé devant l’Eglise que : « Nous avons un grand pays ».

La responsable du diocèse épiscopal à Washington, qui supervise la St. John’s Episcopal Church, s’est dit « outrée ». Mariann Budde a confié au Washington Post n’être pas informée à l’avance de l’arrivée du président Donald Trump et n’a pas apprécié de voir son église « utilisée ». Apercevoir le locataire de la Maison Blanche la Bible à la main, l’a mise en colère : « Tout ce qu’il a dit et fait vise à accentuer la violence.»

Plusieurs commentateurs démocrates se sont révoltés contre cette machination. Ils ont dénoncé une « opération de communication » qui, à la fois met en danger la sécurité publique immédiate et aussi envenime la situation alors que les manifestations se répandent à travers le pays.

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Son opposant, Joe Biden, candidat à la prochaine présidentielle a publié un tweet dans lequel il a fait savoir : « Il utilise l’armée américaine contre les Américains. Il envoie du gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques et tire des balles en caoutchouc. Pour une photo ».

Des dizaines de villes ont instauré des couvre-feux, du jamais-vu depuis l’assassinat de Martin Luther King Jr. en 1968. La Garde nationale a été déployée dans 23 États et à Washington.

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