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Mobutu : 23 ans après sa mort, ce qui reste de son palais

Mobutu : 23 ans après sa mort, ce qui reste de son palais
Mobutu : 23 ans après sa mort, ce qui reste de son palais

Le 7 septembre 2020, ça fait très exactement 23 ans que l’ancien président de l’ancien Zaïre, l’actuelle République Démocratique du Congo est décédé. Après sa mort, beaucoup se demandent ce qu’est devenu son palais.

Le 7 septembre 1997, le maréchal Mobutu Sese Seko, ancien président de l’ancien Zaïre, l’actuelle République Démocratique du Congo, était décédé à Rabat au Maroc. Renversé quelques mois plus tôt par la rébellion de AFDL dirgée par Laurent-Désiré Kabila, Mobutu était atteint d’un cancer à l’âge de 66 ans, qui lui a finalement coûté la vie. Il vivait en exil au Maroc depuis son départ de son fief de Gbadolite le 18 mai 1997, deux jours après avoir fui Kinshasa en compagnie de sa proche famille et de quelques fidèles.

Gbadolite était le symbole du régime de Mobutu. C’est la ville d’origine du président, inondée de privilèges et d’équipements, comme le reste du pays ne pouvait qu’en rêver : centrale hydroélectrique et électricité, liaisons satellite, routes, aéroport prévu pour accueillir une Concorde… et puis des palais.

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Trois palais en pleine forêt tropicale dans la province septentrionale de l’Equateur, ont été construits pour Mobutu Sese Seko. Deux à Kawele, l’un avec d’insolites pagodes chinoises, l’autre en style moderne, et enfin un troisième à l’est de Gbadolite, le Palais des Bambous. En 2004, le réalisateur Thierry Michel présentait quelques images de ces palais à l’occasion de la sortie en DVD de son film « Mobutu, roi du Zaïre ».

Il est à noter qu’après l’arrivée au pouvoir de Laurent Désiré Kabila, les palais ont été pillés. En décembre 2010, un photographe français, Gwenn Dubourthoumieu a fait le cliché des salles qui ont été dépourvues de leur contenu. Des visiteurs squattent toujours les lieux. Ailleurs au Congo, l’appétit immobilier du « vieux léopard » s’est aussi manifesté à Nsele à une quarantaine de kilomètres de Kinshasa.

Egalement, Mobutu avait dix propriétés en Belgique, dont 5 châteaux. Il avait investi notamment à Rhode-Saint-Genèse et à Uccle, ici à Fond’Roy avec son parc de 5 hectares, ou avenue Maréchal Ney, avenue du Prince d’Orange, avenue Brugmann, et à Ixelles près des étangs. En France, comme au Cap Martin, sur la côte d’Azur, ou avenue Foch à Paris, et en Suisse avec son domaine de Savigny, près de Lausanne. En Afrique même, il possédait encore des hôtels et une villa à Dakar, des villas en Côte d’Ivoire, à Bangui, au Tchad et à Mombasa.

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La salle de bal du palais officiel de Mobutu à Gbadolite est aujourd’hui le terrain de jeu des enfants qui fréquentent le lieu. Ils y trouvent notamment des billes de vers et de cristal qui autrefois ornaient les lustres monumentaux pendant encore des plafonds.

Les palais présidentiels construits par le maréchal Mobutu composent un ensemble architectural délirant mais inachevé. L’ancien président n’avait pas pu finaliser le dernier étage du bâtiment principal. Du haut des plafonds monumentaux des palais présidentiels pendent des lustres monuments que les pilleurs n’ont certainement pas eu le courage d’emmener.

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