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L’Éthiopie et le Soudan optent pour un apaisement

L’Éthiopie et le Soudan optent pour un apaisement
L’Éthiopie et le Soudan optent pour un apaisement

Après les violences frontalières de jeudi, le Soudan et l’Ethiopie essayent de ramener le calme. Une milice Amhara qui a le soutien de l’armée éthiopienne avait envahi le territoire soudanais. Des combats avaient donc commencé et ont coûté la vie à au moins un officier soudanais et de nombreux civils.

Face à cette situation, l’exécutif soudanais avait tapé du poing en convoquant le chargé d’affaires éthiopien au Soudan et a annoncé le déploiement de l’armée à la frontière en guise de renforts. Le dimanche dernier, les deux camps ont décidé d’éviter le pire.

Ainsi, le Soudan essayait de calmer la situation, quand le porte-parole de l’armée a fait la proposition de patrouilles conjointes dans le but d’assurer la sécurité au niveau des frontières. Pendant ce temps, la diplomatie éthiopienne a tendu la main en tenant un discours d’apaisement qui faisant savoir qu’un « dialogue cordial » est nécessaire, tout en présentant ses condoléances aux victimes. Pour finir, l’Ethiopie a proposé une enquête conjointe.

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Depuis des temps, les agriculteurs éthiopiens font des plantations côté soudanais. Il est dit que ces agriculteurs éthiopiens avaient reçu l’aval du pouvoir soudanais de l’époque suite à un accord entre Omar el-Béchir et le dirigeant éthiopien, Méles Zenawi, au cours des années 1990. En échange, l’armée éthiopienne devait empêcher l’opposition de l’armée soudanaise de se réfugier en Ethiopie et de l’utiliser comme base pour pouvoir attaquer le soudan.

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La chute du président Omar el-Béchir a bouleversé les choses. L’actuel chef du Conseil souverain, le général al-Burhan, semble avoir une position plus ferme sur le sujet puisqu’il avait passé le clair du temps de sa carrière dans les troupes frontalières. Aussi, il est possible qu’il en fasse une affaire personnelle.

Egalement, les deux Etats n’ont aucun intérêt à faire recours à la force, tandis que les négociations très sensibles sur le barrage de la Renaissance, construit par l’Ethiopie et qui porte un coup dur aux relations dans la région, pourraient reprendre prochainement, après des mois de blocage.

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