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Le sort de Guikahué, N’dri Narcisse et autres détenus politiques après la libération de 2000 prisonniers

Le sort de Guikahué, N'dri Narcisse et autres détenus politiques après la libération de 2000 prisonniers
Le sort de Guikahué, N'dri Narcisse et autres détenus politiques après la libération de 2000 prisonniers

Le président Alassane Ouattara s’est adressé au peuple ivoirien le jeudi 31 décembre 2020 à 20 heures. Tout le monde, notamment les militants des partis politiques de l’opposition avaient les oreilles tendues sur le point relatif à la décrispation sociopolitique avec la libération des prisonniers.

Si le président a effectivement abordé ce point, il n’a parlé que des prisonniers auteurs de délits mineurs dont il a annoncé la libération d’un nombre avoisinant 2000. Alassane Ouattara, n’a pas fait cas des prisonniers politiques, comme Maurice Kakou Guikahué, N’dri Pierre Narcisse et bien d’autres détenus depuis le 3 novembre 2020. Pour en savoir plus, nous avons joint au téléphone, hier, Me Suy Bi Gohoré, avocat du Pdci-Rda.

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Selon l’homme de droit, un président jouit du pouvoir de grâce. « Mais cela ne s’applique qu’aux personnes déjà jugées. Or dans le cas des prisonniers cités plus haut, ils n’ont pas été jugés. Donc, ils ne peuvent pas bénéficier de grâce. C’est plutôt ce qui a été fait pour Affi N’guessan qui peut être fait pour eux. Affi N’guessan a été libéré bien que la procédure ne soit pas finie. Il est en liberté mais il est sous contrôle judiciaire. C’est le cas d’autres personnalités du Pdci-Rda comme Georges Philipe Ezaley, Aminata N’diaye, Kamagaté Brahima, le Sénateur Bassi Koffi et bien d’autres qui ont été arrêtés, puis libérés mais placées sous contrôle judiciaire ».

En clair, c’est à la suite d’un jugement que les personnalités détenues peuvent faire l’objet d’une grâce. Ou d’ores et déjà, avant même qu’il y ait un procès, le pouvoir peut décider de les libérer comme ce fut le cas pour le Sénateur Bassi Koffi et les placer sous contrôle judiciaire comme c’est le cas de Georges Philipe Ezaley, Aminata N’diaye, Kamagaté Brahima. Tel que expliqué par l’avocat, le pouvoir serait en passe d’appliquer la même procédure aux jeunes manifestants arrêtés pendant l’opération de désobéissance civile.

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