HomeInternationalÉtats-Unis : une Trumpiste radicale appelée à démissionner du Congrès

États-Unis : une Trumpiste radicale appelée à démissionner du Congrès

États-Unis : une Trumpiste radicale appelée à démissionner du Congrès
États-Unis : une Trumpiste radicale appelée à démissionner du Congrès

Une élue pro-Trump du Congrès américain était sous le feu jeudi d’appels indignés à son départ à cause de déclarations passées contre une victime de la tuerie du lycée de Parkland, de commentaires semblant appeler à l’exécution de démocrates et de ses théories complotistes.

« Les médias ne rapportent que les mensonges, les calomnies et les attaques afin de créer l’image qu’ils veulent donner au monde », a réagi l’intéressée, Marjorie Taylor Greene, sur Twitter jeudi. A 46 ans, elle siège à la Chambre des représentants depuis le 3 janvier, lorsqu’elle était arrivée en portant un masque affirmant, contrairement aux résultats officiels, que Donald Trump avait « gagné » la présidentielle contre Joe Biden.

Pendant sa campagne, elle s’était revendiquée de la mouvance pro-Trump QAnon, un mouvement d’extrême droite défendant l’idée que Donald Trump mène une guerre secrète contre une secte mondiale composée de pédophiles satanistes. Elle avait remporté son siège avec une majorité écrasante (75%) dans un bastion ultra-conservateur de la Géorgie.

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Cette semaine, l’annonce qu’elle allait siéger à la commission de l’Education de la Chambre a provoqué des réactions outrées, alors même que d’anciennes vidéos et des commentaires ressurgissaient. « C’est un lâche », peut-on l’entendre dire sur une vidéo datant de 2019, où on la voit suivre pendant plusieurs minutes David Hogg, âgé de 20 ans, rescapé de la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, qui avait fait 17 morts en 2018. Il milite désormais pour la limitation des armes individuelles.

Marjorie Taylor Greene, qui n’avait à l’époque pas encore été élue, avait aussi écrit que plusieurs fusillades dans des écoles, comme celle-ci avaient été mises en scène, afin de durcir l’encadrement des armes à feu. Et sur Facebook, la républicaine avait « aimé » un commentaire affirmant qu’une « balle dans la tête » de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, serait la façon la plus rapide pour qu’elle n’occupe plus ses fonctions, d’après CNN.

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« Ce qui m’inquiète c’est que les dirigeants républicains de la Chambre soient prêts à (…) ignorer ces déclarations », s’est indignée jeudi Nancy Pelosi. « La nommer à la commission sur l’Education, alors qu’elle s’est moquée des tueries de petits enfants, (…) mais à quoi pensaient-ils donc? » Un élu démocrate, Jimmy Gomez, a expliqué jeudi qu’il présenterait une résolution afin qu’elle soit expulsée du Congrès parce qu’elle représentait un « danger ». Une hypothèse encore improbable.

Le chef des républicains à la chambre basse, Kevin McCarthy, compte s’entretenir avec elle, selon CNN, mais n’a pas commenté ces propos publiquement.

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