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États-Unis : la promesse de Trump après son acquittement

États-Unis: « un coup d’état pour rétablir Trump est en cours »
États-Unis: « un coup d’état pour rétablir Trump est en cours » États-Unis: « un coup d’état pour rétablir Trump est en cours »

Et maintenant ? Une nouvelle fois, Donald Trump a évité l’impeachment. Les démocrates voulaient l’empêcher de briguer un second mandat à la Maison Blanche. Ils ont échoué.

Donald Trump montre un journal au titre « Acquitté »… après son premier procès en destitution, le 6 février 2020.

L’ex-président américain Donald Trump, acquitté samedi par le Sénat américain qui le jugeait pour « incitation à l’insurrection ».

Les historiens débattront longtemps de l’impact de l’assaut du 6 janvier contre le Capitole et de l’étrange procès qui a suivi sur la démocratie américaine. Mais à court et moyen terme cet acquittement ouvre des perspectives à l’ex-président républicain.

D’emblée, il a d’ailleurs déclaré : « Dans les mois à venir, j’aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l’Amérique ».

« Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer », a-t-il ajouté.

Le 6 janvier reste un handicap

Mais l’équation, qui a fonctionné pendant ses quatre années au pouvoir, est devenue plus compliquée depuis la sombre journée du 6 janvier et les violences perpétrées par ses partisans.

Nombre de responsables républicains ont pris leurs distances, ce qui constitue un handicap de taille en vue d’une éventuelle reconquête même si sa capacité à galvaniser les foules reste atout de poids.

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Sans mandat électif, privé de son compte Twitter, reclus dans son club de golf de Mar-a-Lago, à plus de 1.300 kilomètres de Washington, il pourrait en outre avoir du mal désormais à se faire entendre.

D’autant que la prochaine échéance présidentielle de 2024 aiguise déjà les appétits.

« Il a pris un chemin qu’il n’aurait pas dû prendre »

L’une des prétendantes possibles à l’investiture républicaine, Nikki Haley, a déjà coupé les ponts et estimé qu’il était hors-jeu pour les échéances à venir.

« Il a pris un chemin qu’il n’aurait pas dû prendre, et nous n’aurions pas dû le suivre et nous n’aurions pas dû l’écouter. Et nous ne devons jamais laisser cela recommencer. »

Parti républicain, le grand chantier 

Après d’être rangé – parfois à contre-coeur mais toujours docilement – derrière Donald Trump pendant quatre ans, le Grand Old Party traverse une période d’immenses secousses.

Une poignée d’élus crient haut et fort que la place de Donald Trump ne peut être remise en cause et qu’il est le candidat naturel pour 2024. « Ce parti est le sien. Il n’appartient à personne d’autre », lançait il y a quelques jours l’élue républicaine Marjorie Taylor Greene, qui a temps soutenu les thèses de la mouvance d’extrême droite complotiste QAnon.

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Mais nombre de ténors du parti souhaitent un nouveau départ. Confrontés à ses sondages qui restent flatteurs pour Trump, ils s’interrogent sur la façon de tourner la page : Brutalement ? Lentement ? Imperceptiblement ?

Au-delà du traumatisme du 6 janvier, le parti le tient pour responsable de la perte du Sénat : son refus d’accepter sa défaite pendant plus de deux mois a placé le « GOP » dans une position bancale lors des deux sénatoriales partielles de début janvier, remportées par les démocrates.

Un coût électoral ?

Reste un point inquiétant pour les stratèges du parti : le soutien à Trump lors de son procès en destitution, guidé par la volonté de ne pas fâcher l’ex-président, pourrait avoir un coût électoral.

« Les sénateurs qui ont voté l’acquittement se sont peut-être protégés contre des primaires périlleuses face à des candidats plus extrêmes au sein de leur parti, mais ils se sont aussi rendus plus vulnérables lors des vraies élections », souligne Wendy Schiller, Brown University.

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