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Dialogue politique en Côte d’Ivoire : le sort de l’opposition connu

Dialogue politique en Côte d'Ivoire : le sort de l’opposition connu
Dialogue politique en Côte d'Ivoire : le sort de l’opposition connu

Le chemin semble encore long et parsemé d’énormes embûches. Le dialogue politique censé apporter une santé morale et physique à la Côte d’Ivoire après la cognée de la présidentielle controversée du 31 octobre dernier bute en ce moment sur de profondes divergences.

Le gouvernement ivoirien, d’une part, campe sur sa position relative à la réforme de la Commission électorale indépendante mais tout en faisant fi des ordonnances de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui pourtant exige une remise à plat de cet organe en charge des élections en Côte d’Ivoire.

Et d’autre, l’opposition qui souhaite un dialogue national inclusif pour que toutes les forces vives du pays se retrouvent autour de la mère patrie, chacun apportant sa pierre à l’édification de la Côte d’Ivoire. Deux visions, deux approches différentes qui risquent, si ce n’est déjà fait, de plomber durablement le dialogue politique. Et le parti au pouvoir, le Rhdp du président Alassane Ouattara qui n’entend nullement laisser la moindre place où l’opposition passe et repasse, continue de multiplier les obstacles.

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Pendant que les leaders des partis politiques et des organisations de la société civile attendent des réponses adéquates à leurs préoccupations, le gouvernement ivoirien a déjà fixé au 6 mars prochain, la date des législatives. Sans même tenir compte de l’issue des discussions amorcées. De sources non confirmées, l’ouverture du dépôt des candidatures aux législatives serait fixée du 6 au 24 janvier 2021. En un mot comme en mille, le parti au pouvoir, veut aller vite…et très vite avant qu’il ne soit tard.

Car il y a plusieurs problèmes à résoudre, notamment celui du retour du président Laurent Gbagbo, du ministre Charles Blé Goude et tous les autres exilés. Permettre à toutes ces personnes proches de l’opposition de rentrer en Côte d’Ivoire avant les prochaines échéances électorales pourrait être préjudiciable au Rhdp qui se trouverait ainsi confronté à la réalité sur le terrain lors de la campagne électorale.

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Les tenants actuels du pouvoir ivoirien le savent qu’ils ne se pressent pas ni pour le dialogue politique inclusif ni pour le retour de Laurent Gbagbo ainsi que les autres exilés. On le voit. L’opposition ivoirienne est située sur son sort. Elle a donc le choix de faire le deuil des discussions en cours ou alors continuer à espérer que le gouvernement revienne à de meilleurs sentiments. Ce qui n’est pas évident.

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