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Découvrez ces pays où il existe des maisons de « retraite » forcée pour les sorcières

Découvrez ces pays où il existe des maisons de
Découvrez ces pays où il existe des maisons de "retraite" forcée pour les sorcières

La sorcellerie, un fait non démontrable rationnellement mais qui secoue depuis des lustres les communautés d’Afrique Noire. Quand il arrive qu’un membre d’une communauté meure de façon suspecte, il est fréquent, pour démasquer le coupable, qu’on recourt à des rituels tout aussi mystérieux et irrationnels.

La sorcellerie, un véritable problème de quiétude que même le droit a du mal à maîtriser. Pourtant, deux pays en Afrique de l’Ouest ont trouvé une parade pour extirper « les mangeurs d’âme » d’entre les sains/saints autres membres des communautés villageoises. Il s’agit du Ghana et du Burkina Faso. Au Nord du Ghana, région pauvre à majorité musulmane, près de 300 personnes accusées de sorcellerie, majoritairement des femmes, vivent dans des camps qui leur sont réservés, en réalité des prisons à ciel ouvert.

Dans un reportage de RFI daté du 17 janvier 2021, voilà un extrait du reportage de Marine Jeannin sur ce fameux camp de Gamgaba : « Quelques huttes au toit de chaume, quelques ustensiles de cuisine posés à même le sol, pas d’eau courante, ni d’installations sanitaires : les conditions de vie au camp de Gambaga sont rudimentaires, et n’ont guère changé depuis sa création au XVIIIème siècle. Il s’agit du premier des cinq camps de pseudo-sorcières installés au Nord du Ghana, destinés à accueillir les femmes bannies de leur communauté, sur dénonciation d’un voisin, d’un ami, parfois même d’un membre de leur famille ».

Au Burkina Faso plus haut, cette même prison existe également et pour le moins que l’on puisse dire, le sort des mangeuses d’âmes du pays des hommes intègres est une copie conforme de leurs infortunées consœurs ghanéennes. Une chronique de l’universitaire française Caroline Lefebvre a été sans appel ; elle raconte le calvaire des « mangeuses d’âmes » à la Cour du 12, leur maison de « retraite » :

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« Elles sont assises sous un toit de tôle, sur des nattes posées à même la dalle de béton, jambes allongées. Seules leurs mains creusées s’agitent, à filer la laine, trier les haricots secs ou tamiser la farine de maïs. De chaque côté du long bâtiment crépi de latérite qui abrite les chambres, fidèle à la sobre architecture administrative du pays, la même enfilade de grands-mères, de 54 à 93 ans. Comme dans une maison de retraite à l’africaine, active et colorée. Sauf que ces pensionnaires-là sont des parias. Victimes d’une vieille coutume répandue dans les villages du centre du Burkina Faso: lorsqu’une mort brutale ou inexpliquée survient, il faut trouver celui ou celle qui a ‘’mangé l’âme’’ du défunt….’’.

Si le droit lui-même peine à maîtriser le phénomène, sur quelles bases cette pratique a-t-elle toujours cours au moment où les ONG de défense des droits de la femme devraient donner de la voix pour dénoncer ce qui est visiblement ici de la maltraitance d’êtres humains. Et les gouvernements respectifs de ces pays dont on ne sent pas véritablement la réelle implication dans le démantèlement de ces camps qui n’honorent pas l’image de l’Afrique car encore une fois, tant qu’on ne peut prouver rationnellement un fait, le bénéfice devrait revenir aux accusées et ici, à coup sûr, ces vieilles femmes méritaient de bénéficier du doute.

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