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Coup d’État en Birmanie : la junte militaire cède à la pression des manifestants

Birmanie: deuxième nuit de coupure d'Internet quasi-générale
Birmanie: deuxième nuit de coupure d'Internet quasi-générale

Alors que les manifestations s’intensifient au Myanmar contre le coup d’Etat militaire, les putschistes ont finalement réagi en s’engageant à organiser une nouvelle élection et à céder le pouvoir au vainqueur.

Dans son premier discours depuis la destitution du gouvernement élu du conseiller d’État Aung San Suu Kyi lors d’un coup d’État la semaine dernière, la junte militaire au pouvoir en Birmanie s’est adressée au pays sur fond de vives manifestations.

Le dirigeant militaire, le général Min Aung Hlaing, a déclaré que le Myanmar deviendrait une “démocratie vraie et disciplinée”. Il a également réitéré les accusations contre Suu Kyi et d’autres dirigeants, actuellement assignés à résidence, de ne pas avoir organisé correctement les élections générales de novembre de l’année dernière, rapporte RT.

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Aung Hlaing a évincé le gouvernement de Suu Kyi le 1er février après avoir affirmé que son Parti de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) avait truqué le vote, après avoir remporté avec une large majorité. Le général Min Aung Hlaing a déclaré qu’il avait invité de nouveaux investissements étrangers et s’était engagé à maintenir la politique étrangère inchangée.

La question des rohingyas

L’autre sujet sensible que le chef de la junte a encore abordé, est la question de la minorité musulmane apatride persécutée dans le pays. Le chef militaire a indiqué qu’il travaillerait au rapatriement des milliers de réfugiés rohingyas actuellement au Bangladesh voisin.

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Depuis août 2017, plus de 600.000 musulmans rohingyas sont passés de l’État de Rakhine au Bangladesh au Bangladesh après la destruction de plus de 280 villages au Myanmar, selon Human Rights Watch.

Suu Kyi, qui a remporté le prix Nobel de la paix en 1991, a nié à plusieurs reprises les accusations des Nations Unies et des groupes de défense des droits de l’homme selon lesquelles les forces armées du Myanmar auraient commis un génocide contre les Rohingyas.

Elle reste une figure populaire parmi le public, et depuis sa détention, des milliers de personnes à travers le pays d’Asie du Sud-Est sont sorties pour protester contre le coup d’État.

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