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Côte d’Ivoire : quelque chose se prépare entre Mabri Toikeusse et Ouattara

Côte d'Ivoire : quelque chose se prépare entre Mabri Toikeusse et Ouattara
Côte d'Ivoire : quelque chose se prépare entre Mabri Toikeusse et Ouattara

Albert Mabri Toikeusse, suite à deux mois d’exil, est rentré en Côte d’Ivoire le samedi 9 janvier 2021. Le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), un parti politique de l’opposition, se porte bien. Quelques jours seulement après son retour au pays, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche supérieure a déjà son nom inscrit dans l’agenda d’Alassane Ouattara.

Limogé du gouvernement d’Alassane Ouattara (pour la seconde fois après son limogeage de novembre 2016) le 13 mai 2020, Albert Mabri Toikeusse a immédiatement tourné le dos au RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), le parti au pouvoir, avant de regagner l’opposition ivoirienne. Il occupait le poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique depuis juillet 2018. Le patron de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire avait du mal à digérer la désignation de feu Amadou Gon Coulibaly par Alassane Ouattara en qualité de candidat du RHDP à la présidentielle du samedi 31 octobre 2020.

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Le 12 mars 2020, il a publiquement exprimé son mécontentement. « Je suis un homme de conviction et je préfère dire ce que je pense. Ne prenons pas des engagements d’une heure dans une salle, qui par la suite ne refléteront pas la réalité sur le terrain », avait-il critiqué. Il faut noter que le président ivoirien lui a clairement signifié qu’il ne voulait pas de sa candidature à l’élection présidentielle.

Malgré tout, Albert Mabri Toikeusse quitte le navire RHDP et s’engage dans la course au fauteuil présidentiel en tant que candidat du RHDP. Cependant, la candidature de l’ancien chef de la diplomatie ivoirienne est rejetée par le Conseil constitutionnel pour défaut de parrainage. Quand Alassane Ouattara est réélu face à Kouadio Konan Bertin dit KKB, le président du conseil régional du Tonkpi rejoint Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’guessan pour contester sa victoire.

Tous ensemble, ils annoncent la création du CNT (Conseil national de transition) devant se substituer aux institutions de la République. La mission de ce nouvel organe est de mettre en place un gouvernement de transition, de préparer l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives, mais également de convoquer des assises nationales pour la réconciliation nationale en vue du retour à une paix définitive dans le pays.

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Alassane Ouattara tient à son pouvoir. Il durcit le ton contre les fondateurs du CNT. Les résidences de certains leaders de l’opposition sont mises sous blocus. Pascal Affi N’guessan, Maurice Kakou Guikahué et bien d’autres sont interpellés. Albert Mabri Toikeusse parvient à passer entre les mailles du filet du pouvoir et sort du pays. Après deux mois de cavale, l’opposant ivoirien a retrouvé les siens le samedi 9 janvier 2021.

En effet, selon Africa Intelligence, le premier responsable de l’UDPCI a eu l’autorisation d’Alassane Ouattara avant de fouler les bords de la lagune Ébrié. Le média français va plus loin pour révéler qu’une rencontre est prévue entre les deux hommes dans les prochains jours. Albert Mabri Toikeusse reviendra-t-il (encore) dans le gouvernement Ouattara ?

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