Home International Afrique: les 3è mandat tuent plus que les coups d’État, selon un...

Afrique: les 3è mandat tuent plus que les coups d’État, selon un expert de l’ONU

Afrique: les 3è mandat tuent plus que les coups d’État, selon un expert de l’ONU
Afrique: les 3è mandat tuent plus que les coups d’État, selon un expert de l’ONU

Depuis l’annonce de Ouattara pour un troisième (3è) mandat, la toile est inondée de critiques négatives sur la question. Selon un expert indépendant de l’ONU, les manifestations en marge des troisième mandat font plus de morts que les Coups d’Etat en Afrique.

Alioune Tine, comme c’est de lui qu’il s’agit, fondateur d’Afrika Jom Center, invité sur les ondes de Radio France Internationale (RFI), a fait un bref aperçu sur la politique sur le continent noir. Rappelant que le coup d’État au Niger en 2010 n’avait alors fait aucune mort, et le récent coup d’État qu’il y a eu au Mali a fait 4 décès, le défenseur des droits de l’Homme a fait savoir que juste après l’annonce par Alassane Ouattara de sa troisième candidature pour l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, au moins 26 personnes sont passées de vie à trépas.

A la question du journaliste de savoir si les 3è mandat font plus de victimes que les Coups d’Etat, Alioune Tine a répondu par l’affirmative. « Absolument, répondit-il. Le coup d’État réparateur au Niger en 2009-2010 n’a fait aucun mort. Au Mali, le coup d’État a fait quatre morts, mais quand le président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire dit qu’il va participer à l’élection présidentielle pour un troisième mandat, il y a eu immédiatement des manifestations, des violences qui ont fait 26 morts, beaucoup de blessés, et avec beaucoup d’opposants et d’activistes des droits humains qui sont aujourd’hui en prison. Cela rappelle les vieux démons de la Côte d’Ivoire en 2010. Le risque de rechute, il est réel. Nous pensons qu’en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, il faut absolument reporter l’élection présidentielle et discuter, débattre du processus électoral qui est contesté ».

A en croire l’ancien président de la Rencontre Africaine de Défense des Droits Humaines (RADDHO), la CEDEAO doit se saisir de la question des troisième mandat et la régler définitivement. Citant la situation en Guinée, il soutient qu’une cinquantaine de personnes ont été tuées les semaines qui ont suivi l’annonce de l’organisation du référendum.

Lire aussi  Nigeria: 12 morts et plusieurs disparus dans des naufrages

« (…) Il me semble qu’aujourd’hui, il faut que les chefs d’État examinent la question du troisième mandat avec, par exemple, Alpha Condé en Guinée Conakry. Depuis le début, quand on a planifié le référendum et les élections législatives et les manifestations, ça a fait plus de 50 morts, des dizaines de personnes qui sont en prison. Je pense que c’est extrêmement grave pour que la Cédéao et la communauté internationale commence à opiner là-dessus, pour créer les conditions d’une sanction pour des présidents qui sont des présidents qui sont des présidents dérégulateurs », a laissé entendre Alioune Tine sur les ondes de RFI.

Lire aussi  Candidature africaine à l’OMC : comment le processus a déraillé

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here