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3è mandat de Condé : la CEDEAO se prononce

3è mandat de Condé : la CEDEAO se prononce
3è mandat de Condé : la CEDEAO se prononce

Au sujet du troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est prononcée. L’organisation sous régionale a fait savoir que ce débat est déjà révolu.

Au terme de son séjour en Guinée, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est prononcée sur le troisième mandat du président guinéen Alpha Condé. La ministre ghanéenne des affaires étrangères et présidente du conseil des ministres de la CEDEAO, Shirley Ayorkor Botchway, a fait savoir à Abdourahamane Sanoh et Cie que le débat sur le troisième mandat est révolu. « Nous avons rencontré le président Alpha Condé pour lui présenter un aperçu général de toutes les rencontres que nous avons eues à Conakry durant notre mission. Il nous a fait savoir qu’il n’encouragera en aucun cas les violences. Il a clairement montré sa détermination à faire en sorte que le processus électoral soit pacifique », a-t-elle déclaré à la fin de la mission de la CEDEAO, de l’Union Africaine et des Nations Unies.

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« Nous avons rencontré une délégation du FNDC qui nous a fait part de ses préoccupations. Mais à deux semaines de la présidentielle, nous lui avons dit que nous avons dépassé le débat sur la constitution », a-t-elle fait remarquer au cours d’une conférence de presse. « Puisque la cour constitutionnelle a déjà les candidatures. Il ne reste plus qu’à laisser les citoyens aller aux urnes pour élire le candidat de leur choix. Si les membres du FNDC sont toujours préoccupés par la question de 3e mandat, qu’ils aillent voter pour le candidat de leur choix. Nous observons attentivement ce qui adviendra après », a déclaré la cheffe de la diplomatie ghanéenne.

Un fichier audio qui a parcouru la presse a fait savoir qu’au cours de la rencontre avec la mission, le coordinateur du FNDC, Abdourahamane Sanoh n’a pas mâché ses mots. « Nous avons la certitude que la commission n’a pas suffisamment relayé les cris de cœur du peuple de Guinée pour qu’il y ait une mobilisation rapide comme ça été le cas au Mali, pour éviter 93 morts, pour éviter des centaines de blessés, pour éviter des dégâts matériels, pour éviter les kidnappings que nous avons connus ici, les atteintes des droits de l’homme au vu et au su de tous », a-t-il notifié avec insistance.

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« Si vous prenez la responsabilité de ramener la crise de la Guinée à une question électorale, vous endosserez la responsabilité d’un coup d’Etat en Guinée », a-t-il poursuivi. Pour finir, il martèle que « l’injustice provoque toujours la frustration et les frustrations conduisent toujours à des réactions ».