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Rapport 2019 sur le développement humain : les inégalités restent élevées, voici la situation du Bénin dans ce classement

Rapport 2019 sur le développement humain :les inégalités restent élevées, le Bénin n’a pas bougé demeure immobile
Rapport 2019 sur le développement humain :les inégalités restent élevées, le Bénin n’a pas bougé demeure immobile

Ce lundi 02 décembre 2019, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié son rapport 2019 sur le classement mondial des pays en fonction de l’indice de développement humain (IDH). Selon ce classement, le Bénin est sur une pente glissante.

Au-delà des revenus, au-delà des moyennes et au-delà du temps présent, ce sont les trois temps sur lesquels, la nouvelle édition du classement mondial des pays, par indice de développement humain (IDH) a focalisé ses analyses. Ce rapport qui s’intitule «Au-delà des revenus, des moyennes et du temps présent : les inégalités de développement humain au XXIe siècle», clarifie qu’au moment même où les écarts de niveau de vie de base s’abrègent pour des millions de personnes, les besoins pour réaliser son potentiel évoluent.

En conservant sa 62e place sur le plan mondial, elle a réussi à se hisser dans la catégorie des pays ayant un IDH «très élevé» et est le seul pays africain à se situer dans cette zone. Comparativement au classement 2018 on note une petite avancée.

Les inégalités, hommes-femmes au Bénin sont encore très élevés. Ce pays et 30 autres de l’Afrique ont un développement humain faible, d’après l’étude de l’agence onusienne. Contrairement à l’édition précédente, le Bénin n’a pas enregistré d’évolution. Il demeure au 163e rang mondial et à la 30e place au niveau continental. Mais, il reste le porte flambeau des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Toujours d’après ce rapport, la valeur de l’IDH au Bénin est de 0,52 points. Cet indice composite mesure le niveau moyen atteint dans trois dimensions fondamentales du développement humain : vie longue et en bonne santé, connaissances et niveau de vie décent. Ajusté aux inégalités (valeur de l’IDH corrigée des inégalités dans les trois dimensions fondamentales du développement humain), cet indice affiche 0,327 points, avec une perte globale (différence en pourcentage entre l’IDHI et l’IDH) de 37,1 %).

l’Indice d’inégalité de genre (indicateur composite des inégalités entre les hommes et les femmes dans trois dimensions : santé procréative, autonomisation et marché du travail) est de 0,613 %. Malgré les efforts réalisés pour solutionner les inégalités, l’Indice de développement de genre (ratio des valeurs de l’IDH hommesfemmes) est de 0,883 % selon le PNUD qui classe ainsi le Bénin parmi les pays où le niveau d’égalité hommes-femmes dans l’IDH est très élevé (écart absolu inférieur à 2,5 %).

Le pourcentage de la population dont la pauvreté est multidimensionnelle, ajusté à l’intensité des privations est aussi tenu en compte par le PNUD dans son analyse . Il s’agit de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle qui est de 0,368 % avec un taux de 66,8 % et une intensité des privations (score moyen des privations subies par les personnes vivant dans une pauvreté multidimensionnelle) qui se chiffre à 55 %.

La plus forte progression sur le continent est attribuée aux Comores qui passent de la 165e place mondiale à la 156e (23e africain) suivi du Botswana qui passe à la 94e place mondiale (5e africain), de la Côte d’Ivoire désormais classée 165e mondiale (32e africain) et du Liberia, 41e africain et 176e mondial. Le Niger de son côté reste le pays ayant l’IDH le plus faible au monde, tout juste devant le Tchad et la Centrafrique.

Face à ces inégalités, plusieurs solutions sont envisageables.

L’innovation dans cette édition 2019 est une méthode plus holistique de mesurer des progrès des pays, au-delà de la seule croissance. Aussi, recommande-t-elle des politiques qui s’intéressent aux revenus, mais qui aillent aussi au-delà des revenus, à savoir : l’investissement dans la petite enfance et tout au long de la vie ; la productivité ; fiscalité équitable et les dépenses publiques.

«Ce rapport sur le développement humain met en lumière les préjudices profonds causés à nos sociétés par les inégalités systémiques et en explique les raisons», explique Steiner, un expert de l’agence onusienne. Concernant l’égalité des sexes, les tendances actuelles laissent entendre qu’il faudra 202 ans pour combler ne serait-ce que l’écart économique entre les hommes et les femmes, a indiqué le rapport.

La progression des femmes reste intact. Les efforts dans le sens de l’égalité se sont confrontés à des préjugés et des réactions brutales. Selon Bénin24htv.com, un nouvel  «indice des normes sociales» inclut dans le rapport indique que les préjugés sexistes augmentent depuis quelques années dans la moitié des pays en question.

Du coup, environ 50 % des habitants de 77 pays pensent que les hommes font de meilleurs dirigeants politiques que les femmes, et plus de 40 % sont d’avis que les hommes font de meilleurs cadres. De plus, le rapport s’interroge sur l’évolution envisageable des inégalités en s’intéressant plus particulièrement à deux grands bouleversements qui modèleront la vie jusqu’au XXIIe siècle : la crise climatique et la transformation technologique.

En ce qui concerne les recommandations, le PNUD, renseigne que, «Les bonnes politiques commencent par des indicateurs fiables, et une nouvelle génération d’inégalités suppose une nouvelle génération d’instruments de mesure : des concepts plus clairs rattachés aux enjeux de notre époque, des combinaisons de sources de données élargies, des outils analytiques plus pointus», a notifié le rapport.

Il rappelle également que «des travaux novateurs en cours indiquent que, dans de nombreux pays, l’accumulation des revenus et des richesses au sommet de l’échelle de répartition pourrait être bien plus rapide que ne laissent apparaître les indicateurs synthétiques».

«Ce n’est qu’en s’attaquant à une nouvelle génération d’inégalités de capabilités plus avancées, dont un grand nombre commencent à peine à se manifester, qu’il sera possible d’éviter que les inégalités de développement humain se creusent au XXIe siècle», a recommandé les experts du PNUD.